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L'Anneau Gastrique Ajustable


             AVANT LA CHIRURGIE              
                - Principe

                - Indication
                - Le bilan pré-opératoire

             PENDANT L'HOSPITALISATION
                - L'hospitalisation
                - L'intervention
                - Les suites post-opératoires
                - Les complications

             APRES LA CHIRURGIE              
               
- Le suivi
                - L'alimentation
                - L'Objectif
           
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PENDANT L'HOSPITALISATION

L’hospitalisation


Le patient entre la veille de l’intervention.

Soins préopératoires :

Douche Bétadinée.

Fourniture de bas anti-thrombose.

Une injection d’anticoagulant pour prévenir le risque de phlébite, le matin de l’intervention.

Préparation de la paroi avec une solution antiseptique

Prémédication.

L’intervention

Elle a lieu le lendemain de l’entrée.

Chez un patient n’ayant jamais été opéré de l’estomac, l’intervention dure 15 minutes. Chez les patients ayant déjà subi une intervention sur l’estomac elle peut durer jusqu’à une heure.

Elle est réalisée sous anesthésie générale et par voie laparoscopique, c’est-à-dire avec 5 petits orifices

À l’issue de l’intervention, le patient reste en salle de réveil pendant environ 2 heures.

Les suites post-opératoires


Le patient se lève quelques heures après l’intervention.

Le soir, il peut boire et une collation liquide lui est servie.

La douleur est en règle minime après intervention et est parfaitement contrôlée par des antalgiques simples.

Le lendemain de l’intervention est réalisé une radiographie appelée TOGD pendant lequel il faut boire un produit. Ce produit peut provoquer une diarrhée transitoire. Cet examen a pour but de contrôler s’il n’y a pas de problème sur le montage.

Le nutritionniste vient rendre visite pour donner les derniers éléments avant le départ.

Après ce contrôle, le patient peut quitter la clinique



Avant le départ, le patient a comme prescription :

Ordonnance pour quelques jours d’antalgiques et d’un médicament protecteur de l’estomac

Anticoagulants que si antécédents de thrombose ou très haut risque.

Arrêt de travail de 1 à 3 semaines. En pratique le travail peut être repris au bout d’une semaine s’il ne s’agit pas d’un travail physique.

Consultation en radiologie deux mois après l’intervention pour ajustement de l’anneau.


Complications de l’anneau gastrique


Les complications opératoires :


Il s’agit des complications liées à toute chirurgie. On retrouve la phlébite, l’embolie pulmonaire, l’hémorragie et l’infection. Pendant l’intervention, il est possible à titre exceptionnel de convertir c’est-à-dire d’ouvrir, pour contrôler une hémorragie par exemple.

Parmi les complications propres à la mise en place de l’anneau, on retrouve :

La perforation gastrique exceptionnelles pour les équipes expérimentées. L’anneau n’est pas mis en place dans ces cas là.

L’intolérance alimentaire totale. Ceci est dû à un excès de graisse autour de l’estomac. En général elle cède avec un traitement médicamenteux, mais nécessite une hospitalisation plus longue de quelques jours.

L’impossibilité de mettre en place l’anneau : cela peut être dû à un foie trop gras, ou une conformation anatomique particulière. Cet échec est souvent mal vécu par le patient mais est le gage de la prudence de l’équipe.

Ces complications sont néanmoins exceptionnelles dans notre équipe.


Les complications à distance de l’intervention

Les érosions gastriques : Elles surviennent en général 2 ans après la mise en place de l’anneau. L’anneau rentre dans l’estomac en traversant progressivement la paroi. C’est exceptionnellement douloureux. Le seul signe clinique est la reprise de poids, avec parfois une douleur entre les épaules. Cette complication est traitée par coelioscopie et nécessite l’ablation de l’anneau, une hospitalisation de 5 jours. Une nouvelle intervention pour l’obésité ne pourra pas être entreprise avant 3 mois.

Cette complication survient dans moins de 1% des cas avec les anneaux que nous utilisons actuellement.

Les glissements et dilatations : Cette complication est plus fréquente (de 1,7% à plus de 10% suivant le type d’anneau). Elle peut être prévenue en évitant les vomissements, les boissons gazeuses.


Elle se traduit par une impossibilité de boire des liquides, un reflux nocturne.

En cas de douleur associée, elle nécessite une consultation en urgence pour dégonfler l’anneau. Le traitement consiste à dégonfler dans un premier temps l’anneau. S’il revient en place qui s’observe plus facilement avec les anneaux basse pression, il peut être regonflé prudemment, et le patients doit impérativement éviter de vomir. Si l’anneau ne revient pas en place, il est préférable de l’enlever et d’envisager une nouvelle procédure pour le traitement de l’obésité.

Les défaillances de l’anneau : Il s’agit des ruptures du cathéter vers le dispositif servant pour son gonflage, ou les fuites sur l’anneau. Dans tous les cas on observe une reprise de poids. Si le cathéter est totalement rompu, il peut provoquer des douleurs pelviennes par irritation. Elles nécessitent toujours une ré-intervention pour remplacer la partie défaillante.


Ces complications sont liées au type d’anneau utilisé


En résumé l’anneau n’a que très peu de complication opératoire. Les complications surviennent surtout dans le temps et peuvent être évitées avec quelques précautions.


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Créé le 23/03/2009
Dernière modification le 07/07/2009